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13/01/2021

R.I.P Shali-Chat...

leonor-fini-chats-040.JPG

Pas une plante qu’elle ne mâche,

Quelqu’un entre : elle se cache,

Elle craint fort qu’on se fâche,

Trop sensible, pas bravache !

******

Chahutée, supportée, pouponnée,

Enlacée, câlinée, embrassée,

Secouée, bien serrée, adorée,

Déguisée, observée, admirée !

******

A peine plus lourde qu’un rat,

Ce minuscule puma,

Vive comme un chinchilla,

Un Q.I. pour la « Mansa »,

Rayée, rouillée de la voix,

C’est bien elle : c’est Shali-Chat !

******

En cette fraîche soirée hivernale,

« Cinq petits kilos » de peluche,

A l’improviste, s’est fait la malle,

On se sent nigaud voire nunuche :

La nouvelle nous plombe le moral,

Perdus sans notre coqueluche !

******

Gageons qu’au paradis des chats,

Elle trouvera l’ange adéquat,

Qui saura bien lui faire la fête,

N’oubliant guère d’être délicat,

Tout en admiration muette !

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27/12/2020

Ma Peine

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Suis-je une âme naine,

Où coule l’ébène ?

 

Ou celle que l’on freine,

D’exprimer sa peine ?

 

Est-ce un grand blasphème

Qui roule dans mes veines ?

 

Ou la gêne pérenne

D’une gosse du seizième ?

 

Y a-t-il un domaine

Pour les phrases vaines ?

 

Y a-t-il une scène

Pour les pudeurs blêmes ?

 

Y a-t-il un Mécène

Pour les larmes saines ?

 

Y a-t-il une Arène

Pour Chagrin de traîne ?

 

Suis-je bien la même

Qui rit et qui saigne ?

 

Ne suis-je pas à même

De poser mes chaînes ?

 

Un Monde en poème

Dont je suis la Reine !

 

Mystère des Phonèmes

Qui me rendent sereine...

 

Amen

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15/11/2020

Pagaille à Babouin Land.

babouin 333.jpeg

Un Babouin brun Style « Atatürk »,

Batifole grave dans les broussailles.

Boudant sa banane, il bifurque,

Pique des beignets en représailles.

****

Belle balade pour une bête barrée,

Bagarreuse, briguant une bataille.

Ca y est : la bestiole a brisé,

La branche basse d’un boa qui graille.

****

Barnabé, un bohémien braille :

Sa bagnole vient d’être bousillée !

Sa banquette, bordée de black skaï,

Quel béotien l’a donc brossée ?

****

D’un batracien, des notes chantées,

Berce enfin notre Babouin qui baille !

C’est la Bohème pour l’agité :

Cette bourrasque sur une botte de paille !

****

Bonne gens, vite, barricadez-vous !

Bien vu du côté de Bigorre !

Baroudeurs  ou petits voyous :

Il brisera tous vos efforts !

 

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06/04/2020

Corona Circus...

Corona virus 33.jpg

Accroché à sa chauve-souris,

Un Corona ventripotent,

Fut expulsé d’un coup de dents,

Par un Chinois fort étourdi !

******

Coincé sous de rudes écailles,

Débusqué grâce à une fourchette,

Exprimant sa tendance « racaille »,

Corona grogne et se la pète !

******

A la vitesse de l’éclair,

La bestiole a mis au tapis,

Toute une ribambelle de mamies,

Qui auraient dû finir centenaires !

******

Dans cette histoire bien trop confuse,

On se demande si c’est une ruse :

Téléphonie ? Complot ? Labo ?

Les bridés semblent avoir « bon dos » !

******

Est-ce Pongping, roi des Guignols,

Qui nous a fourgué ce virus,

Pour vendre à nous, pauvres minus,

Masques, gants et autres bricoles ?

******

En attendant d’y voir plus clair,

Quidams de tous les pays,

Restons planqués, sans trop en faire,

En maudissant les…Chauves-souris !

 

 

19:05 Publié dans * Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1)

27/03/2020

Soleil Noir

 

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Sous ce ciel aux teintes de « Mordor »,

Je ne joue plus.

Les rayons d’or de l’astre mort,

Ont disparu.

******

Sous cette voûte aux sombres décors,

Je ne rêve plus.

Ma Galaxie subit un sort.

Ai-je la berlue ?

******

Dans ce silence d’incertitude,

Je ne ris plus,

Happée par tant de finitude,

A mon insu.

******

Mais ce monde, qui roule, enfer,

Si méconnu,

N’a-t-il pas changé d’atmosphère,

Me laissant nue ?

******

Bien sûr : Une étoile à deux faces,

Ainsi, s’est tue !

Mais dans ce miroir, s’efface

Une inconnue…

******

Il se peut que je juge les tords,

Pas de recette…

Saurais-je avancer sans renforts,

Dans cette quête ?

******

Il se peut que je garde le Nord,

Sur ma planète. 

Saurais-je  prendre un chemin fort,

Au goût de fête ?

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13/11/2019

J'ai des chaînes ?

Geai des chênes 44.jpg

C’est dans l’orée de ma forêt,

Qu’un Geai des chênes m’a saluée.

 

Sous le feuillage, tendre et sans âge,

A lissé sa plume bleue, très sage.

 

Puis le concert a démarré,

Me laissant coite et médusée.

 

Une symphonie ? Un one man show ?

C’est clair, il assure comme un pro !

 

Mais tout ça est-il bien réel ?

Il me le confirme d’un coup d’aile.

 

Seule spectatrice, c’est évident :

C’est à moi qu’il livre son chant !

 

Je suis l’Elue ! Il m’a choisie !

Pour offrir ce message de vie !

 

C’est dans l’orée de ma forêt,

Qu’une nouvelle âme m’a rencontrée.

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13/06/2019

Le Secret (Comptine).

 

 

Vue d'en bas.jpg

Je l’ai trouvé, l’ai déniché,

Il se cachait sous l’oreiller.

 

C’est Le secret, c’est Le secret

Il était fort bien camouflé.

 

Dissimulé, diminué,

Filé, déniché, déchiffré.

 

Un p'tit muet, un peu bridé,

Enfoncé dans le canapé.

 

Bien engoncé et tout froissé,

Entre les plumes de mon duvet.

 

Il soupirait, il empirait,

Sous les lattes de mon sommier.

 

S’est dérobé, il s’est barré,

A mon regard, il fut soustrait.

 

Il a crissé, il a craqué,

L’escalier sous ses menus pieds.

 

Il a rampé, il s’est glissé,

Derrière l’écran de la Télé.

 

Il a ramé, a louvoyé,

Pressé de se carapater.

 

Il s’est sauvé, je l’ai chopé.

S’est envolé, fut rattrapé !

 

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19/05/2019

Florilège

 

Coquelicots.jpg

Ces poèmes-là sont comme des roses

Ils nous rappellent les jours moroses

Ils piquent et gardent l’odeur des choses

Ils marquent les pages de nos névroses 

******

Ce poème est comme le lilas

Il nous évoque les soirs de joie

Effluves gardiennes de nos villas

C’est quand il manque que vient le froid 

******

Ces poèmes sont comme les colchiques

Grâce à leur présence mystique

Où croît notre sagesse mutique

Rien ne meurt dans ce grand cirque 

*****

Ce poème est comme le pavot

Ivre d’images, de sons, de mots

Comme une abeille au coquelicot

Emplit ses ailes de perles d’eau 

*****

Ce poème est comme le muguet

Minuscule îlot de pureté

C’est quand on l’offre que, deviné

Sa raison d’être nous apparaît

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14/10/2018

Carapace ?

Tatou 33.jpg

Les bifaces d’Ignace n’ont plus de place dans mon espace.

Les grimaces des faces n’ont plus de trace sous ma tignasse.

Les bécasses fadasses n’ont plus de sasse vers mon impasse.

Les hommasses voraces n’ont plus un as dans mon jeu d’ jass.

Les radasses pugnaces n’ont plus de masse dans ma besace.

Les biomasses coriaces ne font plus chasse sur ma terrasse.

Les rapaces sagaces sont moins tenaces sous ma surface.

Les limaces loquaces n’ont plus de passe dans mon Palace.

Ma préface, je vous la dédicace et…je m’efface.

 

 

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11/08/2018

Grrr...

Picasso chat jaune.jpg

C’est ainsi que tu te nommes,

P’tit fauve déguisée en nonne ?

Des éclairs dans tes cieux jaunes,

Cris muets qui laissent aphones… 

*****

La morsure est bien de mise !

Ces mots creux de la méprise,

Ces maux crus de la traîtrise,

Ces sots sourds à leur bêtise…

*****

Devant tant d’inconséquence,

Colère sourde en plan séquence,

Face à tant de manigances,

Comment feindre la différence ?

*****

A ces crétins en troupeaux,

A ces prodiges du faux,

A ces rogneux sans repos,

Tu dis Stop : ils obtempèrent !

Tu as du sang dans les artères !

*****

Quand les poules auront des dons,

Elles useront de leurs molaires,

Pour croquer, en escadrons,

Ces abrutis au derrière !!!!

 

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17/07/2018

Audimat à Plans les ouates !

Ménates - 2018.jpg

C’t acrobate qui m’kidnappe !

Il est bat, il m’épate !

Il m’tire loin d’mes pénates :

C’est l’éclate !

@@@@

Par hasard, c’t arobate

Sur ma life, met d’l’aromate :

Il m’invite : j’deviens fat !

Il m’irrite : j’planque le cat !

(on n’est pas des diplomates…)

@@@@

On s’amuse à échec et mat !

Ou on cause tels des Mainates !

J’compose comme une lauréate !

Fais des passes comme un automate !

@@@@

« V’la les pirates qui r’tournent à leur casemate… »

Disent les primates en cravate. 

« Et v’la deux zigs un rien disparates… »

Raillent les bureaucrates en savates.

@@@@

Ben, juste une ex-playmate auvergnate et un asiate anti-phallocrate

Qui…s’dilatent la rate !

(Faut pas être ingrate...)

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28/03/2018

Mots de Tête

Odilon_Redon_.jpg

Toutes les cymbales d’Occident

Et les violons au son grinçant

Percutent mon crâne innocent

Et le cisaillent sans ménagement

                   ******

Infatigables morsures de sang

Mes nerfs, à vif, enroulant

Cette souffrance en cerf-volant

Je suis prête à vendre le vent

                     ******

Echapper aux griffes, crier « Grâce ! »

Arracher en lambeaux cette cuirasse

Etouffer les cris, les grimaces,

Regarder ce bourreau en face

                     ******

Dans cette geôle de douleurs

J’exige du temps ses splendeurs

Pour m’éloigner de ces tourments

Et rendre mon espoir décent

                      ******

J’écris pour distiller le mal

Et qu’il n’en reste qu’une liqueur

Afin de préserver mon cœur

De cette torture des plus banales

 

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06/11/2017

Le Voyageur

Rimbaud 33.gif

 

Elle a tout pris, vieille âme nue aux traits juvéniles.

Le meilleur et le pire de nos campagnes viles.

 

Et si toutes ces saisons aux couleurs d’ardoise,

Inspirent Le Poète, l’Eternité le toise !

 

Il avance, titube, et peut-être courbe l’échine,

En quête, "maudits breuvages", d’une source divine !

 

Il parle haut d’Orient, de Byzance et de Chine !

De quel siècle nous vient cette voix orpheline ?

 

J’ai vu son ombre bleue, glisser vers le vieux port.

C’est au loin qu’il espère, voir son rêve éclore !

 

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26/03/2017

Les dimanches blonds.

 

 

Hammershoi44.jpg

 

Dans le caisson de ma maison, rétif à ma raison,

Un long silence de plomb nous fait baisser d'un ton.

 

Arrêt à quai des sons, cession des sensations,

Un blond cocon m’entoure, berçant ma confusion.

 

Dehors, mes trois pigeons, trop lents dans leur mission,

Observent bravement le ciel couleur citron.

 

Je vois sur mon sentier, dans une paix de saison,

Avancer une silhouette, tel un spectre sans nom.

 

Dedans, un chat, posé en rond, sur l’édredon,

Nous ensommeille au front, de son léger ronron.

 

Ritournelle sans fond, ce sont les dimanches blonds.

L’ennui est presque bon, dans ce pays de Monts.

 

 

20:08 Publié dans * Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1)

09/11/2015

Cet Eté...

canicule.jpg

Sous ce soleil de miel, tu te répands,

Telle une onde lumineuse sur l’azur pétrifié.

 

Sous ces néons célestes, tu te détends,

Telle une ombre éblouie, ravie, dépaysée.

 

Ici ou là, insaisissable, tu explores l’espace net,

Projeté en milliers d’éclats, brûlants et sibyllins.

 

Ici et là : métamorphose dans ce sous-bois en fête,

Éparpillé en notes dorées, échos, sur ce chemin. 

Clair cocon de soie que le vent émiette.

 

Savourer l’offrande de cette nature fraîche,

Goûter à cette joie de n’être que paillettes.

 

Aux gardiens sûrs et vénérables, imposants et hors d'âge,

Aux bras, soucieux et tendres d'une brassée de feuillages,

 

Nous te confions…

 

16:07 Publié dans * Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)

01/06/2015

Bonheur.

 

Giotto saint-françois.png

Sur la route du temps, elle s’infiltre la douleur,

Avance à pas de fou et confisque les pleurs.

Rampe reptile repu dans ce sable sans fleurs, 

Il faut le débusquer, sournois et délateur.

 

                                ***********

 

Sur le chemin du vent, elle vole cette lueur,

Léger, suave secours, elle promet sa faveur. 

Il faut la savourer et calmer sa fureur !

Car le Royaume des Dieux compte sur cette candeur.

 

                                 ************

 

Sur ses sentiers de sang, elle gise la laideur.

Espoir tenace que tracent les ronces de la rancœur.

Démons changeant l’or en limon, voici c’est l’heure,

De laisser aux moineaux, goûter à ce bonheur !

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06/03/2015

En ce temps-là.

                               

Caspar-David-Friedrich 2.jpg

 

C’est le ressac qui claque sur la nuque du temps,

C’est la roche qui effiloche les épines du néant,

C’est le sort qui mord les souvenirs de sang,

C’est la glace qui efface la marche des vivants.

 

                             **********

 

 

 

Il étale sa douleur aux branches des chênes,

Il signale sa rancœur pour assouplir sa peine,

Il déballe ses peurs sans en tenir les rênes,

Il régale de ses pleurs sans une pudeur vaine.

 

                            ***********

 

Oublié la fraicheur des bois ombragés ?

Oublié la moiteur des corps désirés ?

Oublié la pâleur des espoirs fanés ?

Oublié la douceur des regards aimés ?

16:08 Publié dans * Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)

21/02/2014

Do Mi Sol Do

 

chat violoncelliste 33.jpg

« Piano » me dit l’Ancêtre pro,

Un nonagénaire intello.

Il installe son magnéto,

En poussant une rengaine mélo !

                                 ********

Puis, il s’empare de son cello,

Et en moins de temps qu’il n’en faut,

Interprète une sonate en do !

Que de soin, d’allant, de brio !

                                    *********

Survient un chaton au gros dos,

Allergique aux ambiances rétro,

Qui croque, avide, son pigeonneau,

Puis hurle, tel un desperado !

                                       *********

Maestro fier de son doux morceau,

N’aimant pas qu’on le prenne en faux,

Envoie le Cats à Bamako,

Et s’attaque à un concerto !

06:31 Publié dans * Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)

06/12/2013

Liber Psalmorum !

Bible de Gutenberg 2.jpg

C’est en hurlant à Belphégor :

« Aime-moi, aime-moi encore » !

Que le gandin, aux yeux du sort,

Parut plus vif qu’un Doryphore…

 

C’est en grimpant au Sémaphore,

Que le dandy vit aux aurores,

Un maroquin aux tranches d’or,

Voguant direction du Bosphore…

 

« Liber Psalmorum  à tribord » !

Ce n’était pas une métaphore…

Délaissant sa boîte de Pandore,

Il fila tel un météore !

 

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17/05/2013

93 Noëls

 

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Pour une saison en cheveux blancs,

Pour les éclats d'un cœur riant,

Pour un solstice scintillant,

Pour de jeunes pousses aux yeux brillants.

 

                        *************

 

Ces images qui soulagent vos maux,

Ces voyages que partagent vos mots,

Ces échos sages dans le rétro,

Ces frêles messages sur votre peau.

 

                           *************

 

Constellations de rêves en kit,

Galaxies bleues de trêves antiques,

Ces univers qui vous habitent,

Et illuminent votre ciel unique.

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19/01/2013

Eternité

Hiroshige-.jpg

Sereine, règne, la Reine du blanc,

Déversant, généreuse, ses flocons bienfaisants,

Jour de glace où se lassent les peines des enfants,

Ouate immédiate où se perd le cri des géants ! 

 

                         ***********

 

Je me cache dans le ventre de l’hiver,

Et dans cette caverne souveraine,

S’épuisent mes dernières colères,

S’ordonnent mes peurs souterraines… 

 

                         ***********

 

Une immaculée quiétude enserre ma contrée.

Et, immobiles, sur ces chemins de paix,

Les Anges me donnent à goûter,

Une parcelle d'un fruit nommé Eternité...

 

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01/01/2013

Exit (ou pas) le Paradis

 

roy-lichtenstein 333.jpg

 

Soliloque d’une fine loque,

Dans les bas-fond de ton esprit !

Sous ton lac, troc en stock et pokes en toc,

Illusions des appétits ! 

        °°°°°°°°°

Si les melons des flics,

Si les Dupond sadiques,

Si les Tantales hiératiques,

Broient tes songes elfiques !  

        °°°°°°°°°

Fourbit ton arme,

Pointe ta lame !

Point de tes larmes,

Sous la lune calme !

 

        °°°°°°°°°

Pour que ta peine vermeille,

Berce ta rime et ploie,

Je fais rempart pour que sur toi,

Coule le lait et le miel !

 

  

Exit (ou pas) le Paradis... 

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05/08/2012

Rêveries d’une promeneuse solitaire

Un calice se glisse dans les interstices de tes songes lisses… 

 

Est-ce la roue des paons qui est à blâmer ou la mélasse qui englue les plus tenaces ? 

 

Elise court derrière ses loups, craignant leurs crocs, sous le regard acide des renards vénaux… 

 

Au fond de toi, un être s’insurge et croît,  s’acharne à doser ses mots épars, s’il le faut, tel une faux qui s’égare sur ses maux puis repars ! 

 

Les lys de tous les rois ne suffiront pas à ralentir l’hélice de ta foi aux charmes niés car déjà tu prends ton envol, loin des abysses fols ! 

 

 

Boreas-JohnWilliamWaterhouse.jpg

 

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09/05/2012

Nostalgia

 

Femme foetus.jpg

Se lover sous cette aile-ci ?

Couver son âme dans ce nid ?

 

Souffler le tiède dans sa cachette ?

 

Rentrer dans l’œuf de l’alouette ?

 

     ******

 

Sevrer les tensions qui affaiblissent ?

Cercler la crainte des maléfices ?

 

Oublier son chemin de proie ?

 

Tisser une muraille de soie ?

 

    ******

Quelle tanière, quelle caverne,

Aura raison de ces mirages,

 

Où la mort, la peur et la rage,

 

Nous abreuvent dans leur taverne ?

 

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06/04/2012

Jours de brume.

 

Ernst Ferdinand Oehme Procession in the Fog  Procession dans le brouillard 1828.jpg

C’est d’un souffle lourd, que j’affronte la brume,

Pétrie des mains roides qui enserrent les cœurs.

Si mes minces joies prennent un poids d’enclume,

Les passions, rechignent à la pesanteur… 

 

                              ******* 

 

Voici donc les affres des jours fracassés !

Du haut des tourelles, les hérauts conspuent,

Nos frêles silhouettes aux hardes froissées,

Qui opposent aux cieux leur langueur têtue… 

 

                              ******* 

 

Ruser, sourire bas pour ne pas flétrir,

Soulever ces chaînes que le sort assigne ?

Sous une lune blême, au seuil de quérir, 

Voir expirer les promesses des jours dignes…

 

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29/10/2011

Le premier vers

Zao-Wou-Ki_22.jpg

 

Au milieu d’un lac noir, mon île incertaine,

Qu’une brume nocturne escamote à vos yeux,

Portait en son sein roide, les humeurs et les haines,

D’un monde disparu, percé de mille pieux…

 

*******

 

J’ai ourdi des complots mais le temps assagit,

L’art de l’a propos et les requêtes indignes,

Et s’ils fendent les flots que le destin m’assigne,

Les mots des poètes roulent sur ma grève obscurcie…

 

******* 

 

Inquiétée, je me rends au chevet de mon art,

Et je vois, dans la place, l’ombre de maints hasards,

Qui de vous pourrait croire où mon vers se cachait,

Au fond d’un labyrinthe, à son fil attaché…

 

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17/08/2011

Périple au Nord

 

lune 22.jpg

Dans le reflet de ce lac d’or,

J’emplis mes nuits, dés son abord,

Je purge mes songes des désaccords,

Hors des vallées rudes que j’abhorre…

                     *****

Quand les étoiles quittent le port,

La voie lactée trompe la mort,

La mélopée de Maldoror,

Berce les derniers rêves d’Hathor…

                      *****

Et sur un lit de boutons d’or,

J’abandonne à ce doux décor,

L’astre sombre de mes remords,

Loin d’un destin, qui lui, s’endort…

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City Lights

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Tourbillon de cent mille feux,

Métropolis tentaculaire !

Je veux rentrer dans le jeu,

De ce cobra spectaculaire !

             *****

Ah ! Suivre ce ballet hypnotique,

Serpentant sur le bitume !

Electrons au rythme mécanique,

Et dans l’asphalte, tremper ma plume !

             *****

Défi aux ténèbres du monde,

L’Agora exige à grands cris,

Un soleil qui hurle sous les trombes,

Qu’ici jamais rien ne finit !

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21/03/2011

Dédié à mes Muses

-Puvis-Rêve.jpg

Saurais-je jeter un sort aux monarques ambitieux 

Ou sacrifier aux Dieux notre antique Carthage ?

Pourrais-je briser les vœux de toutes les vierges sages

Pour qu’Athéna conquiert le fort de mes cieux ?

                             ******

Calliope, Melpomène et Thalie

Détentrices du sel de mes nuits…

Sans vous, ma langueur s’accroit

Ma plume chute, se brise et choie !

                             ******  

Tel un sphinx lettré, je revis à mes mots

Sous vos ailes ployées, je renais de mes maux

Ulysse a-t’il en vain, lutté contre les flots ?

Le Verbe a-t’il en main, la clé de tous les sots ?

                            ******

A mes alliées, je dédie ce poème

Mes tendres Muses que mon sort n’amuse

Au cœur du froid, petites sœurs de Bohème

Croyez en moi, célébrez la recluse !



 

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17/01/2011

Les Ennemis d’Aphrodite

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Retenu par les cris du vent,

Ephèbe aux pieds de noirs nuages,

Aphrodite clame ton testament :

L’amour légué en héritage !

 

 

Processions et nuées de « sages »,

Ployés sous le fardeau des ans,

Qu’un sombre destin décourage,

T’intiment de plier céant !

 

 

Oh, cieux ! Que ta foi leur pardonne,

Pour qu’aux salves des lendemains,

Tu saches défendre ta joie d’homme,

Ton âme, de la morsure des chiens

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