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26/03/2017

Les dimanches blonds.

 

 

Hammershoi44.jpg

 

Dans le caisson de ma maison, rétif à ma raison,

Un long silence de plomb nous fait baisser d'un ton.

 

Arrêt à quai des sons, cession des sensations,

Un blond cocon m’entoure, berçant ma confusion.

 

Dehors, mes trois pigeons, trop lents dans leur mission,

Observent bravement le ciel couleur citron.

 

Je vois sur mon sentier, dans une paix de saison,

Avancer une silhouette, tel un spectre sans nom.

 

Dedans, un chat, posé en rond, sur l’édredon,

Nous ensommeille au front, de son léger ronron.

 

Ritournelle sans fond, ce sont les dimanches blonds.

L’ennui est presque bon, dans ce pays de Monts.

 

 

20:08 Publié dans *Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1)

09/11/2015

Bel automne.

canicule.jpg

Sous ce soleil de miel, je me répands,

Telle une onde lumineuse sur l’azur pétrifié.

 

Sous ces néons célestes, je me repens,

Telle une ombre éblouie, ravie, dépaysée.

 

Ici ou là, insaisissable, j’explore l’espace net,

Projetée en milliers d’éclats, brûlants et sibyllins.

 

Ici et là, méconnaissable, j’admire ces facettes,

Éparpillée en notes dorées, échos de tambourins.

 

Ni carquois, ni flèche, ni douce, ni revêche,

Juste un rien de soie que le vent émiette.

 

Savourer l’offrande de cette saison fraiche,

Goûter à cette joie de n’être que paillettes.

16:07 Publié dans *Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)

01/06/2015

Bonheur.

 

Giotto saint-françois.png

Sur la route du temps, elle s’infiltre la douleur,

Avance à pas de fou et confisque les pleurs.

Rampe reptile repu dans ce sable sans fleurs, 

Il faut le débusquer, sournois et délateur.

 

                                ***********

 

Sur le chemin du vent, elle vole cette lueur,

Léger, suave secours, elle promet sa faveur. 

Il faut la savourer et calmer sa fureur !

Car le Royaume des Dieux compte sur cette candeur.

 

                                 ************

 

Sur ses sentiers de sang, elle gise la laideur.

Espoir tenace que tracent les ronces de la rancœur.

Démons changeant l’or en limon, voici c’est l’heure,

De laisser aux moineaux, goûter à ce bonheur !

09:43 Publié dans *Poèmes | Lien permanent | Commentaires (3)

06/03/2015

En ce temps-là.

                               

Caspar-David-Friedrich 2.jpg

 

C’est le ressac qui claque sur la nuque du temps,

C’est la roche qui effiloche les épines du néant,

C’est le sort qui mord les souvenirs de sang,

C’est la glace qui efface la marche des vivants.

 

                             **********

 

 

 

Il étale sa douleur aux branches des chênes,

Il signale sa rancœur pour assouplir sa peine,

Il déballe ses peurs sans en tenir les rênes,

Il régale de ses pleurs sans une pudeur vaine.

 

                            ***********

 

Oublié la fraicheur des bois ombragés ?

Oublié la moiteur des corps désirés ?

Oublié la pâleur des espoirs fanés ?

Oublié la douceur des regards aimés ?

16:08 Publié dans *Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)

21/02/2014

Do Mi Sol Do

 

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« Piano » me dit l’Ancêtre pro,

Un nonagénaire intello.

Il installe son magnéto,

En poussant une rengaine mélo !

                                 ********

Puis, il s’empare de son cello,

Et en moins de temps qu’il n’en faut,

Interprète une sonate en do !

Que de soin, d’allant, de brio !

                                    *********

Survient un chaton au gros dos,

Allergique aux ambiances rétro,

Qui croque, avide, son pigeonneau,

Puis hurle, tel un desperado !

                                       *********

Maestro fier de son doux morceau,

N’aimant pas qu’on le prenne en faux,

Envoie le Cats à Bamako,

Et s’attaque à un concerto !

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06/12/2013

Liber Psalmorum !

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C’est en hurlant à Belphégor :

« Aime-moi, aime-moi encore » !

Que le gandin, aux yeux du sort,

Parut plus vif qu’un Doryphore…

 

C’est en grimpant au Sémaphore,

Que le dandy vit aux aurores,

Un maroquin aux tranches d’or,

Voguant direction du Bosphore…

 

« Liber Psalmorum  à tribord » !

Ce n’était pas une métaphore…

Délaissant sa boîte de Pandore,

Il fila tel un météore !

 

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17/05/2013

93 Noëls

 

yann kersalé.jpg

Pour une saison en cheveux blancs,

Pour les éclats d'un cœur riant,

Pour un solstice scintillant,

Pour de jeunes pousses aux yeux brillants.

 

                        *************

 

Ces images qui soulagent vos maux,

Ces voyages que partagent vos mots,

Ces échos sages dans le rétro,

Ces frêles messages sur votre peau.

 

                           *************

 

Constellations de rêves en kit,

Galaxies bleues de trêves antiques,

Ces univers qui vous habitent,

Et illuminent votre ciel unique.

08:10 Publié dans *Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2013

Eternité

Hiroshige-.jpg

Sereine, règne, la Reine du blanc,

Déversant, généreuse, ses flocons bienfaisants,

Jour de glace où se lassent les peines des enfants,

Ouate immédiate où se perd le cri des géants ! 

 

                         ***********

 

Je me cache dans le ventre de l’hiver,

Et dans cette caverne souveraine,

S’épuisent mes dernières colères,

S’ordonnent mes peurs souterraines… 

 

                         ***********

 

Une immaculée quiétude enserre ma contrée.

Et, immobiles, sur ces chemins de paix,

Les Anges me donnent à goûter,

Une parcelle d'un fruit nommé Eternité...

 

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01/01/2013

Exit (ou pas) le Paradis

 

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Soliloque d’une fine loque,

Dans les bas-fond de ton esprit !

Sous ton lac, troc en stock et pokes en toc,

Illusions des appétits ! 

        °°°°°°°°°

Si les melons des flics,

Si les Dupond sadiques,

Si les Tantales hiératiques,

Broient tes songes elfiques !  

        °°°°°°°°°

Fourbit ton arme,

Pointe ta lame !

Point de tes larmes,

Sous la lune calme !

 

        °°°°°°°°°

Pour que ta peine vermeille,

Berce ta rime et ploie,

Je fais rempart pour que sur toi,

Coule le lait et le miel !

 

  

Exit (ou pas) le Paradis... 

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05/08/2012

Rêveries d’une promeneuse solitaire

Un calice se glisse dans les interstices de tes songes lisses… 

 

Est-ce la roue des paons qui est à blâmer ou la mélasse qui englue les plus tenaces ? 

 

Elise court derrière ses loups, craignant leurs crocs, sous le regard acide des renards vénaux… 

 

Au fond de toi, un être s’insurge et croît,  s’acharne à doser ses mots épars, s’il le faut, tel une faux qui s’égare sur ses maux puis repars ! 

 

Les lys de tous les rois ne suffiront pas à ralentir l’hélice de ta foi aux charmes niés car déjà tu prends ton envol, loin des abysses fols ! 

 

 

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09/05/2012

Nostalgia

 

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Se lover sous cette aile-ci ?

Couver son âme dans ce nid ?

 

Souffler le tiède dans sa cachette ?

 

Rentrer dans l’œuf de l’alouette ?

 

     ******

 

Sevrer les tensions qui affaiblissent ?

Cercler la crainte des maléfices ?

 

Oublier son chemin de proie ?

 

Tisser une muraille de soie ?

 

    ******

Quelle tanière, quelle caverne,

Aura raison de ces mirages,

 

Où la mort, la peur et la rage,

 

Nous abreuvent dans leur taverne ?

 

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06/04/2012

Jours de brume.

 

Ernst Ferdinand Oehme Procession in the Fog  Procession dans le brouillard 1828.jpg

C’est d’un souffle lourd, que j’affronte la brume,

Pétrie des mains roides qui enserrent les cœurs.

Si mes minces joies prennent un poids d’enclume,

Les passions, rechignent à la pesanteur… 

 

                              ******* 

 

Voici donc les affres des jours fracassés !

Du haut des tourelles, les hérauts conspuent,

Nos frêles silhouettes aux hardes froissées,

Qui opposent aux cieux leur langueur têtue… 

 

                              ******* 

 

Ruser, sourire bas pour ne pas flétrir,

Soulever ces chaînes que le sort assigne ?

Sous une lune blême, au seuil de quérir, 

Voir expirer les promesses des jours dignes…

 

09:36 Publié dans *Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

29/10/2011

Le premier vers

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Au milieu d’un lac noir, mon île incertaine,

Qu’une brume nocturne escamote à vos yeux,

Portait en son sein roide, les humeurs et les haines,

D’un monde disparu, percé de mille pieux…

 

*******

 

J’ai ourdi des complots mais le temps assagit,

L’art de l’a propos et les requêtes indignes,

Et s’ils fendent les flots que le destin m’assigne,

Les mots des poètes roulent sur ma grève obscurcie…

 

******* 

 

Inquiétée, je me rends au chevet de mon art,

Et je vois, dans la place, l’ombre de maints hasards,

Qui de vous pourrait croire où mon vers se cachait,

Au fond d’un labyrinthe, à son fil attaché…

 

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17/08/2011

Périple au Nord

 

lune 22.jpg

Dans le reflet de ce lac d’or,

J’emplis mes nuits, dés son abord,

Je purge mes songes des désaccords,

Hors des vallées rudes que j’abhorre…

                     *****

Quand les étoiles quittent le port,

La voie lactée trompe la mort,

La mélopée de Maldoror,

Berce les derniers rêves d’Hathor…

                      *****

Et sur un lit de boutons d’or,

J’abandonne à ce doux décor,

L’astre sombre de mes remords,

Loin d’un destin, qui lui, s’endort…

17:19 Publié dans *Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

City Lights

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Tourbillon de cent mille feux,

Métropolis tentaculaire !

Je veux rentrer dans le jeu,

De ce cobra spectaculaire !

             *****

Ah ! Suivre ce ballet hypnotique,

Serpentant sur le bitume !

Electrons au rythme mécanique,

Et dans l’asphalte, tremper ma plume !

             *****

Défi aux ténèbres du monde,

L’Agora exige à grands cris,

Un soleil qui hurle sous les trombes,

Qu’ici jamais rien ne finit !

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21/03/2011

Dédié à mes Muses

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Saurais-je jeter un sort aux monarques ambitieux 

Ou sacrifier aux Dieux notre antique Carthage ?

Pourrais-je briser les vœux de toutes les vierges sages

Pour qu’Athéna conquiert le fort de mes cieux ?

                             ******

Calliope, Melpomène et Thalie

Détentrices du sel de mes nuits…

Sans vous, ma langueur s’accroit

Ma plume chute, se brise et choie !

                             ******  

Tel un sphinx lettré, je revis à mes mots

Sous vos ailes ployées, je renais de mes maux

Ulysse a-t’il en vain, lutté contre les flots ?

Le Verbe a-t’il en main, la clé de tous les sots ?

                            ******

A mes alliées, je dédie ce poème

Mes tendres Muses que mon sort n’amuse

Au cœur du froid, petites sœurs de Bohème

Croyez en moi, célébrez la recluse !



 

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17/01/2011

Les Ennemis d’Aphrodite

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Retenu par les cris du vent,

Ephèbe aux pieds de noirs nuages,

Aphrodite clame ton testament :

L’amour légué en héritage !

 

 

Processions et nuées de « sages »,

Ployés sous le fardeau des ans,

Qu’un sombre destin décourage,

T’intiment de plier céant !

 

 

Oh, cieux ! Que ta foi leur pardonne,

Pour qu’aux salves des lendemains,

Tu saches défendre ta joie d’homme,

Ton âme, de la morsure des chiens

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Des Doutes pour Aphrodite

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Telle une bulle de savon,

Comme de la glace sur ton front,

Frêle pousse sous le noir limon,

Et si, éphémère, cette joie fond ?

 

 

Tu révères les faveurs du temps,

Nénuphar en surface d’étang,

Soudain tiré vers les grands fonds,

Ces vers font-ils taire ton tourment ?

 

 

Tu marches dans le soir des vallées,

Liant tes pas sur leurs sentiers,

A ceux des anges désenchantés,

Pourquoi d’ébène ces jours hantés ?


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16/02/2010

L'Eclipse

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Sentinelles des jours perdus

Tu rampes sur ton chemin

Et la houle des lendemains

Hante ton âme éperdue

****

Sous les coutures de la vie

Craquent tes rêves d’infini

Saignent tes espoirs morts-nés

Face au quotidien borné

****

Les ruisseaux, les fleuves d’égouts

Entrainent l’univers de larmes

Qui laissent sur ta vie le goût

D’un combat perdu, sans armes

****

Il est loin le temps radieux

Où la paix berçait tes cieux

Une brume t’a laissé ce soir

Esseulée sous une lune noire

 

 

 

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Blessure

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Oh ! Le vertige qui te prend !

Tout vacille…

C’est le grand vide au-dedans…

Et ce souvenir qui mord !

Cette faucille…

Comme un ventre qui se tord !

 

******

 

Cette balade le long du gouffre…

C’est folie !

Roulette russe de ceux qui souffrent…

Précipice de sentiments

Qui scintillent

Sur la roue des grands tourments…

 

***** 


Tu titubes, tu perds le Nord !

Sol instable…

Sur tout tu as déjà tord !

Dans les limbes du desespoir…

Méprisable,

Tu t’enfonces, sans mémoire…

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08/06/2009

Sous le soleil

 

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Sous le soleil…

 

Sous le soleil ou sous la pluie

Nous sommes bien peu de choses

Et c’est ainsi

 

A leurs misères vaquent les gens

A leur manière, chaque passant

A leur colère, s’arc-bouttant

A l’heure solaire, craque céant

 

Sous le soleil ou sous la pluie

Nous sommes bien peu de choses

Et c’est ainsi…

 

Dans le bouillon du quotidien

Mille millions de nœuds gordiens

De l’embryon au vieux péquin

Danse Sion avec les chiens !

 

Sous le soleil ou sous la pluie

Nous sommes bien peu de choses

Et c’est ainsi ?

 

A flan de gouffre, nu, en pantoufles

Gnome de l’esbroufe, Adam s’essouffle

Il bave, il bouffe, tâte de la schnouf

Homme : tu es ouff, mais quel baroufe !

 

Sous le soleil ou sous la pluie

Nous sommes bien peu de choses

Et c’est ainsi !

 

 

 

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05/05/2008

L'enfant endormie

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L'enfant endormie
 

 

  

Lorsque ce doux visage se repose, 

à la délicate teinte de rose, 

abandonné aux songes et sans pose,

d'un baiser j'effleure ses paupières closes.

 

Je sens en moi l'amour qui explose, 

s'envole alors mon humeur morose, 

à ma langueur, la grâce s'oppose, 

muette, j'attends que la beauté éclose.

Contre le fou galop du temps, j'ose 

savourer cette métamorphose.

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Délire d'octobre

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Délire d’octobre
 

 

  

 

Furieuse bise automnale 

Dans le bois de malmaison. 

Enduites d'une lueur spectrale : 

Gueules de loup et dents de lion.

 Myriade de feuilles rousses 

Tapissant l'étroit sentier 

Du cimetière en pente douce 

Que lacèrent les vents mauvais.  

Transie par l'hiver qui frôle 

Presse le pas sur le pavé

Recroquevillée sous le saule 

A l'abri des eaux versées  

 Frissonnantes Sylfides, assez !

Je rejoins la fauvette bleue 

Dans sa cavale migrée 

Loin du feuillage en feu

 

   

   

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