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05/05/2008

Ryszard Kapuscinski : Mes voyages avec Hérodote. Plon. (286 p.)

 

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Quand le jeune reporter sillonne sa Pologne natale et qu’il approche parfois une frontière, il n’aspire, fasciné, qu’à la franchir. Ce désir inassouvi et obsessionnel peut enfin se concrétiser lorsque sa Rédaction l’envoie en Inde : première sortie dans le monde entre éblouissement et panique, tempérée par la présence d’un livre jusqu’alors censuré et qui ne le quittera plus : « Histoires » d’Hérodote. Cette première rencontre avec l’altérité est ressentie comme un échec, tant il n’a su percer les mystères de cette culture. Puis c’est la Chine  : autre univers infranchissable à l’image de la Grande Muraille. Kapuscinski reste pétrifié par l’Asie et lui préfère l’Afrique,  plus accessible («Ebène»). Hérodote, lui permet, par ses écrits, de saisir  sa véritable mission : « le seul dépositaire de la mémoire est l’homme et pour accéder à cette mémoire, il faut aller à sa rencontre ». Ce premier reporter est déjà  soucieux de « sauvegarder les œuvres des hommes …de la nature destructrice du temps ». La double dimension dans laquelle se déroulent les voyages de Kapuscinski lui font  percevoir une vérité dont Hérodote avait déjà conscience : l’Histoire n’est pas objective car elle est mémorisée de manière sélective, puis racontée intentionnellement !

 

 

Deirdre Bair : Jung. Flammarion. (1312 p.)

 

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Bair nous offre un «pavé » passionnant de bout en bout sur le monument de la psychanalyse suisse et mondial : enfance bâloise entre un père pasteur et une mère éprise de spiritisme; échec scolaire et névrose puis goût pour les phénomènes surnaturels et les discussions intellectuelles; études de médecine puis carrière à Zürich en tant que psychiatre (d'abord à l'hôpital du Burghozli, puis en cabinet privé); ouvrages novateurs puis rencontres avec ses pairs et son public (voyages sur tous les continents et participation à diverses associations et revues de psychanalyse).

En points d' orgue : la relation amour/haine (ou fusion/séparation) avec Freud, son « père »en psychanalyse puis son étrange « ménage à trois » avec Emma et Toni Wolff ainsi que son rôle controversé sous le régime nazi. Cet ouvrage nous permet de découvrir un Jung « agent secret » (profiler de nazis) au service des Alliés ! 

Jung, ne craignant pas d'aborder alchimie, astrologie, mythologie, philosophie dans le but de mieux cerner les phénomènes psychiques dans leur globalité (souvent limités aux relations interpersonnelles)nous a  légué les concepts connus d' inconscient collectif, de soi, d' animus/anima ou encore d' archétype, mais son oeuvre reste a redécouvrir !

 

Anne Nivat : Par les monts et les plaines d’Asie centrale. Fayard. (384 p.)

 

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Habillée en «femme locale», la journaliste a parcouru seule, un vaste territoire (cinq états indépendants depuis le démantèlement de l’union soviétique) établissant des liens de confiance avec les populations, obtenant de nombreux témoignages aptes à rendre compte de la réalité de cette région.

Les divisions créées par les nouvelles frontières ont mis en situation précaire les minorités ethniques (ou religieuses) qui souffrent d’exclusion et peinent à trouver un emploi : notamment les Russes dont la culture est exécrée jusque dans les salles de classe. Une rivalité malsaine, nourrie par une grande méconnaissance, oppose les différents états, imprégnés d’idéologie nationaliste.

Confrontés à d’énormes difficultés économiques, certains habitants arrivent à tirer leur épingle du jeu en partant travailler en Russie (2'000 dollars suffit à faire vivre une famille pendant une année) mais la grande majorité vit au-dessous du seuil de pauvreté, particulièrement les paysans qui, privés de moyens techniques, sont contraints d’utiliser des méthodes rudimentaires donc peu efficaces. Les plus optimistes pensent que cette période de transition durera quelques générations …pour le plus grand profit des groupuscules extrémistes et terroristes.

 

Collectif : Hommage à Anna Politkovskaïa. Buchet-Chastel.(244 p.)

 

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Il y a tout juste un an, la célèbre journaliste russe disparaissait, assassinée en bas de son immeuble : le pays le mieux « informé » du monde n'a toujours pas arrêté de coupable...

Farouchement opposée au régime en place, Anna en était devenue la bête noire. En digne héritière des plus grands dissidents, elle défendait avec virulence les minorités souffrantes et persécutées, les victimes directes ou indirectes de l'armée, luttait contre  l'amnésie locale et l'indifférence étrangère, poussait l'enquête toujours plus loin...alors qu'elle savait ce qu'elle risquait dans un pays où la « glasnost » n'était plus qu'un lointain souvenir.

De part son courage, sa détermination et son immense compassion envers ses compatriotes (elle recevait des milliers de lettres) Anna a laissé un grand vide derrière elle : ceux qui ont croisé sa route lui rendent aujourd'hui un magnifique hommage en nous  permettant de côtoyer l'âme vibrante d'une femme hors du commun : une vingtaine de textes où l'on retrouve entre-autre les signatures d'André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy ou Jorge Semprun.

Anna écrivait pour que son pays se souvienne « des petites horreurs au quotidien » car disait-elle souvent : « En Russie l'être humain n'est rien, il n'est que la poussière sous les bottes de l'Etat. »

 

Eva Weissweiler : Les Freud, une famille viennoise. Plon. (414 p.)

 

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Cette biographie détaillée publiée à l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Freud, permet, grâce à des lettres et autres documents inédits, d’avoir un éclairage complet sur le personnage. 

 Pas un jour ne se passe sans qu’une allusion ne soit faite ici ou là à ses théories psychanalytiques, il est donc intéressant de remonter à l’origine de sa pensée. Celle-ci a connu son éclosion à Vienne au tournant du siècle, extraordinaire vivier de scientifiques, penseurs et artistes d’origine juive venus des quatre coins de l’empire. Une émulation favorable aux précurseurs…

Néanmoins, bien que novateur dans sa vie professionnelle, Freud, fidèle à la figure de patriarche véhiculée par la bourgeoisie de l’époque, affichait des opinions tout à fait conservatrices dans sa vie familiale, notamment à l’égard de  son épouse qu’il condamna à des grossesses à répétition et de ses filles dont il découragea, dés qu’elles grandirent, toute velléité d’indépendance. De plus, déçu par ses fils, il les « remplaça » par  de nombreux  jeunes disciples  dont le célèbre  psychiatre suisse, C.G. Jung.

Freud qui oeuvra toute sa vie en vue d’aider les névrosés, chercha en vain à soulager ses propres angoisses dans la drogue, le tabagisme et le travail…

 

Erika et Klaus Mann : A travers le vaste monde. Payot. (208 P.)

 

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Deux ans après la parution de la biographie de l’écrivaine zürichoise Anne-Marie Schwarzenbach,  les éditions Payot récidive dans la qualité en republiant un texte écrit a deux mains par les meilleurs amis de celle-ci. Leurs points communs : look androgyne, penchant pour les plaisirs illicites, conviction anti-fasciste, talent littéraire mais aussi goût pour les voyages!

Voici donc les «enfants terribles » du grand Thomas Mann partis pour le vaste monde : Agés alors d’une vingtaine d’années et soucieux d’échapper à quelques déboires sentimentaux, c’est avec détermination et application qu’ils visitent Etats-Unis, Hawaii,  Japon, Corée, puis Russie. Suivra un « récit de voyage » léger mais réaliste. Des décennies avant Michael Moore et Douglas Kennedy c’est la description des grandes villes américaines (ici à la veille du krach boursier de 1929) qui retient particulièrement l’attention ; elles possèdent déjà : racisme, chômage, inégalités sociales, criminalité et show religieux hystériques ! Outre ces pertinentes observations, ce sont surtout les pérégrinations  humoristiques et mondaines de ces « faux jumeaux » chics et fêtards, prêts à tout pour dissimuler au monde leur insolvabilité chronique, qui donnent à ce récit tout son piquant ! 

 

01/05/2008

Sophie Bessis : Les Arabes, les femmes, la liberté. Albin Michel. (170 p.)

 

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Un essai lumineux pour un thème sensible : c'est avec brio que la spécialiste du Maghreb nous invite à nous pencher sur le destin de la femme arabe.

Dés les années 1850, les élites arabes, fascinés par l'Europe des Lumières se tournent vers la modernité et se préoccupent du sort de leurs femmes. Vers 1930, en réponse à une colonisation ressentie comme oppressante, les nationalistes mettent en avant leurs traditions sous couvert de fidélité au Coran : « ainsi se confondent pour longtemps islam et identité ». Focalisant l'attention des colonisateurs et des colonisés, la femme arabe est alors devenu un enjeu politique et idéologique. Dés les années 50 (sous l'influence de Bourguiba) et jusqu'aux années 80,  les femmes ont investi l'école, puis l'université et enfin les espaces professionnels. Sur les questions familiales et privées, l'évolution semble beaucoup plus lente. En s'opposant à l'égalité des sexes prôné par l'occident (l'ennemi héréditaire), les sociétés arabes affirment ainsi leur spécificité et donc leur identité. Désormais les partisannes de l'ordre actuel(oui au travail/non au boulversement des rôles sexuels) s'opposent à celles qui refusent de se laisser enfermer dans ces prisons identitaires et qui souvent le paient cher !

 

 

Serge Tisseron : Virtuel, mon amour. Albin Michel. (228 p.)

 

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Le psychanalyste s'est attelé à cerner notre rapport au monde à l'ère des nouvelles technologies. D'une part, le mobile et le web permettent de bénéficier des avantages d'une vie sociale tout en gardant ceux de la solitude. Les nouveaux sites ne sont plus l'établissement d'un premier contact avant rencontre mais induisent une forme de relation à part entière : à l'adolescence,  les communautés virtuelles passent souvent avant les relations avec les proches. De plus, l'homme découvre, par le biais des avatars, le fait de vivre de vraies émotions et  sensations physiques à distance.

D'autres part, chacun étant libre de faire son choix d'informations, trie celles à conserver de celles, dérangeantes, à éliminer : cette société du déni, demeure éclatée en une multitude de petits groupes d'intérêts et de croyances.

La pratique du virtuel n'est pas à considérer par les parents comme un simple loisir, mais comme l'appropriation d'une culture utile pour l'avenir. Néanmoins, les plus jeunes peuvent  se sentir insécurisés et emprunter des attitudes stéréotypées d'agresseurs ou de victimes : Tisseron recommande donc de mettre en place dés le début des activités de jeux de rôle, histoire d'opposer « une vraie écologie de l'esprit » au « tout virtuel » !

 

Jean-Philippe de Tonnac : La révolution asexuelle. Albin Michel. (298p.)

 

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A l’heure où le sexuellement correct préconise les rapports multiples et l’orgasme pour tous, où la pornographie s’affiche partout, y compris sur les portables de nos ados, qui avouera n’avoir que peu d’accès ou de goût pour la bagatelle ? L’auteur a le mérite de s’attaquer, à travers une enquête bien documentée, au nouveau tabou des temps modernes…

Les grandes figures de l’asexualité étant nombreuses, on retiendra Léonard de Vinci, témoin d’une époque ou sensualité débridée et ascétisme s’opposèrent…mais l’origine du phénomène remonte à l’antiquité grecque puis aux premiers chrétiens : sexualité étant alors synonyme de « désordre » ou d’obstacle  à la grâce divine. 

Les abonnés au régime maigre se recrutent également parmi ces hommes qui souffrent de dysfonctionnement érectiles (150 millions dans le monde), parmi ces couples où l’ajustement au désir de l’autre ne fonctionne pas, parmi ces champions de l’abstinence qui refusent d’abdiquer à la sexualité le gouvernement de leurs jours.

Depuis peu et grâce à la création d’un site par un jeune américain, la communauté asexuelle qui a longtemps souffert d’être catégorisée de manière négative a un lieu d’échanges. La révolution « non libidoïste » vient juste de commencer. Alors à quand les premiers « coming out » ?

 

 

Christian Jacob(sous la direct.) : Lieux de savoir(volume 1 : Espaces et communautés). Albin Michel. (1278 p.)

 

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Christian Jacob, Directeur de Recherches au CNRS, s'est entouré de 70 chercheurs  de tous horizons  pour donner corps à son ambitieux projet : Englober l'espace de 4 volumes (le No1 vient de paraître, les autres suivront...) l'histoire des savoirs, en comparant les pratiques intellectuelles des origines à nos jours.

Ces spécialistes, membres du réseau « les mondes lettrés » ont passé 7 ans à réaliser « le livre dont ils rêvaient » : éclectique et savant, moins encyclopédique que « livre-laboratoire ».

Ces « Lieux de savoir » comprennent : les espaces (grandes capitales, bibliothèques, musées) mais aussi les dispositifs matériels (instruments de laboratoire), les livres, les personnes qui incarnent le savoir (le spécialiste, l'enseignant) et leur environnement,ainsi que les énoncés oraux ou écrits(discours, traités).

Ce premier volume explore  la manière dont les communautés savantes s'assemblent et fonctionnent et la façon dont les programmes intellectuels s'inscrivent dans des lieux particuliers. Le lecteur découvrira, grâce à l' audacieuse juxtaposition des sujets(des devins bassar du Nord-Togo à l'Europe savante du XVIIIème en passant par le scriptorium médiéval ou les académies confucéennes) : autant de  lieux qui ont donné un sens au monde !

 

James Lovelock : Revanche de Gaïa. Flammarion. (298 p.)

 

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Dernier opus dédié au concept Gaïa par son créateur : il s'agit d'un système physiologique qui inclut la biosphère et maintient la terre depuis 3 milliards d'années en harmonie avec la vie. L'hypothèse Gaïa stipule que les êtres vivants régulent dans leur intérêt le climat et la chimie de l'atmosphère. Sauf l'homme apparemment...

Lovelock, partisan d'une science non cartesienne  n'hésite pas à fustiger la pensée dominante chez les écologistes (il s'oppose aux « ecolofascistes » et aux « ecoloromantiques ») en affirmant : les hommes ne sont pas seuls responsables du réchauffement climatique, celui-ci est dû à l'inclinaison de la terre par rapport au soleil, les gaz à effet de serre ne faisant qu'empirer les dégâts ! ou encore : l'energie nucléaire est le seul moyen sûr et fiable de produire de l'electricité à grande échelle car compte tenu de notre nombre et de notre dépendance  totale au mode de vie moderne, il est désormais trop tard pour que « le développement durable » et « les énergies renouvelables » soient considérés comme salvateurs. Bref, sauf miracles, il ne fera pas bon vivre en 2050...  « le bien être de Gaïa doit toujours passer avant le nôtre, car nous ne pouvons exister sans elle ! » nous dit l'auteur. Mais Gaïa est déjà fièvreuse...

 

Jacqueline Kelen : Le livre des louanges. Albin Michel. (268 p.)

 

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Servi par un style inspiré, cet ouvrage, dont la profondeur du propos  est enrichi de citations ayant trait aux religions du Livre, élève l'âme de celui qui s'y plonge !

Le propre de l'être humain est  d'être ingrat, nous dit l'auteure, de ne plus s'étonner ni des dons que la vie a déversé sur lui ni de la vie elle-même : certains attendent même de frôler la mort pour commencer à en apprécier le prix. Mais par les louanges, l'homme peut clamer sa joie et sa reconnaissance d'être au monde. Sainte-Claire d'Assise  écrivait : « Béni sois-tu Seigneur de m'avoir créée. » A la fin du Psaume 115,  seule la louange devient légitime face à Dieu et témoigne de la grâce d'être vivant. « L'élevation est le véritable chemin de l'homme qui s'arrache à sa condition mortelle...afin de chanter l'unique gloire de Dieu » affirme Kelen pour qui glorifier Dieu c'est faire entrer de la lumière dans son âme et dans sa vie. Elle regrette l'éloignement de la nature par les religions monothéistes car un esprit véritablement religieux, à l'instar de Saint-François d'Assise, doit embrasser toutes formes de vie.

Mais au-delà des louanges qui sanctifient le quotidien, ce qui importe, nous dit François de Sales, c'est « la gloire essentielle et eternelle de Dieu » !

 

Gilles Lipovetsky : Le bonheur paradoxal. Gallimard. (377p.)

 

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Prenant ses racines dans les années 60, la passion consumériste orientée vers le bonheur privé n’est pas prête de s’éteindre, au contraire : les turbo-consommateurs d’aujourd’hui, fascinés par la promesse d’expériences affectives, imaginaires et sensorielles laissent le marché encadrer tous les aspects de leur existence… 

Les modernes, affirmait Nietzsche, se plaisent à dire qu’ils ont inventé le bonheur. La sécularisation du monde est allée de concert avec la sacralisation du bonheur ici-bas. Avec l’avènement de la société de consommation, le discours prophétique a été relayé par le sacre du présent hédoniste !

Alors pourquoi la joie de vivre de « l’homo consumericus » ne suit-elle pas la même pente que celle du bien-être matériel ? d’après  Scitovsky, le plaisir de vivre résultant souvent du combat contre l’inconfort, l’installation permanente dans le confort ne peut qu’anémier le plaisir. Mais la déception hypermoderne se déploie avant tout dans la sphère professionnelle et affective.

En effet, la civilisation de l’hypermarchandise à moins créé l’aliénation aux choses qu’elle n’a accentué le désir d’être soi, renvoyant toujours plus l’individu à lui seul, aux affres de ne pouvoir correspondre aux nouvelles exigences relationnelles et existentielles.

          

 

21/10/2005

"Les amants étrangers" de P. J. Farmer

«Les amants étrangers» par Philip José Farmer
Traduction de Michel Deutsch et Nadia Fischer

Hal Yarrow, linguiste de formation et héros du futur n’apprécie guère cette société moralisatrice où les préceptes d’un " précurseur " doivent être suivis à la lettre, où surveillances et dénonciations vont bon train, où «libre arbitre» et «autonomie» sont des termes abstraits. Alors le jour où il entrevoit la possibilité d’échapper à cet univers contraignant et frustrant pour aller étudier une planète lointaine, il n’hésite pas ! Là-bas, il tombera amoureux d’une étrange extra-terrestre. Cette rencontre sera le déclencheur de la Révolte ainsi que de la transgression de tous les interdits pour Hal !
(Réédition d’un texte paru dans les années 50 et considéré comme «sulfureux» à l’époque…)
  
 
Terre de Brume , ISBN: 2-84362-262-X, 189 pages, CHF 30.60

"Le monde McCarthy" P. McCarthy

«Le monde McCarthy» par Pete McCarthy



À l’instar de Nigel Barley et de Bill Bryson, Pete McCarthy s’inscrit dans la lignée des auteurs de récits de voyage humoristiques.
Malheureusement disparu récemment, cet excellent conteur nous balade sur tous les continents "à la recherche de ses origines perdues" !
Quête sans véritable aboutissement, car des McCarthy il y en a légions du Maroc à l’Alaska.
Mais qu’est-ce qui fait courir ainsi Pete McCarthy ?
Se trouver une famille ? Se sentir à 100 % Irlandais (il ne l’est qu’à moitié) ? Offrir à ses lecteurs quelques heures de franche rigolade ?
Le mystère reste entier, mais parions que ce texte ainsi que le précédent "L’Irlande dans un verre" resteront dans les mémoires ! Peut-être pour cette originalité de ton où l’émotion se devine derrière la désinvolture.
 
Hoëbeke, Coll. Etonnants voyageurs, ISBN: 2-84230-232-X, 484 pages, CHF 47.90


"Par-delà le bord du monde" de L. Bergreen

"Par-delà le bord du monde" par Laurence Bergreen 
L'extraordinaire et terrifiant périple de Magellan



Il faut parfois savoir larguer les amarres et prendre le large, surtout au mois d’août !
Pour une croisière forte en émotions, je vous propose d’embarquer avec moi à bord d’un des bateaux de l’armada des Moluques dirigé par Fernand de Magellan !
Bien sûr à la base il faut beaucoup de rêves et d’ambition pour désirer atteindre les " Iles aux épices " promesses de toutes les richesses et d’une hypothétique gloire ! Puis assez rapidement, c’est surtout de volonté et d’endurance qu’il ne faut pas manquer.
Mais si vous survivez à la famine, au scorbut, aux parasites, à la promiscuité, aux affrontements et répressions cruelles, aux attaques indigènes et aux naufrages, vous aurez droit, grâce à la plume d’un précieux témoin nommé Pigafetta à votre entrée dans l’Histoire ! Mais même si vous ne finissez pas le voyage, on ne vous oubliera pas ! La preuve : Magellan !
Alors, n’hésitez pas !
 
  
Grasset, ISBN: 2-246-62151-8, 501 p., CHF 44.60

"Forteresse" de G. Panchard

«Forteresse» de Georges Panchard

Adrian Clayborne, chef de sécurité d’une importante compagnie, réussira-t-il à écarter la menace de mort qui pèse sur son dirigeant ? Son expérience et son instinct suffiront-ils à écarter le danger imminent ?
Ce thriller du futur, à l’intrigue complexe et très astucieuse, réveillera à coup sûr, tous vos fantômes !
Au carrefour de «Bordage» (univers ultra religieux et violent) et de «Gibson» (fascination pour la high-technology), Georges Panchard a accompli l’exploit d’être le premier Suisse édité dans la très prestigieuse et sélective collection «Ailleurs & Demain» (Herbert, Simmons, Siverberg, etc.) chez Laffont : Saluons-le !
 
 
 
 
 
Robert Laffont, Coll. Ailleurs & Demain, ISBN: 2-221-10409-9, 367 pages, CHF 39.50

"Billet Aller Simple" par B. Hofmann

«Billet Aller Simple» par Blaise Hofmann 
 

Nous savons depuis Bouvier et son incontournable «Usage du monde» qu’un bon récit de voyage doit tout contenir : observations pertinentes, anecdotes palpitantes, rencontres surprenantes, échos personnels, sans oublier quelques références culturelles, bien sûr ! La plume doit être alerte, mais bien encrée dans le quotidien.
L’ouvrage de Blaise Hofmann, étudiant originaire de nos contrées dont le talent est à retenir, répond à tous ces critères. Certains parlent même de révélation !
Pour en juger, découvrez-le au plus vite et prenez la route en sa compagnie, un " billet aller simple " en poche.

Blaise Hofmann, ISBN: 2019053155504, 157 pages, CHF 20.00

"Voyages en Suisse" par H. c. Andersen

 

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«Voyages en Suisse, Journal 1833-1873» par Hans Christian Andersen


Hans Christian Andersen qui était passionné par la Suisse où il s’est rendu de nombreuses fois (entre 1833 et 1873) ne lui avait malheureusement jamais consacré d’ouvrages ! Les amateurs de récits de voyage ne pouvaient que le déplorer ! Réparation est faite aujourd’hui avec la parution* de ce livre constitué d’extraits de «Journaux» tenus par l’auteur. Pour le lecteur, il comporte un double intérêt : mieux connaître ce grand écrivain dont les voyages révèlent la nature profonde et découvrir la Suisse du XIXe siècle déjà offerte au tourisme naissant bien que souvent encore malcommode d’accès.
(* Publié à l’occasion du bicentenaire de la naissance d’Andersen) 
 
 
Cabédita, ISBN: 2-88295-431-X, 236 pages, CHF 39.00

24/09/2005

"La séparation"

«La séparation»
C. Priest

 
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Des années après, des documents (journaux ; lettres ; etc.) concernant deux Anglais pendant la Seconde Guerre Mondiale refont surface : ce sont les jumeaux Sawyer ! Chacun d’eux y raconte son vécu, mais force est de constater que les contradictions (et autres étrangetés) ne manquent pas entre les deux récits…
Celui de l’un des jumeaux est proche de nos manuels. Officier de la Royal Air Force, il poursuit les bombardements sur les régions contrôlées par l’Allemagne (La guerre semble loin d’être finie en 1940-41).
Tandis que celui de l’autre jumeau en diffère radicalement. Objecteur de conscience et ambulancier pour la Croix-Rouge, il participe à la signature d’un traité de Paix entre l’Allemagne et l’Angleterre (40-41).
Mais alors, qui dit la vérité, chacun ayant l’air sincère ? Et si chacun dit la vérité, y a-t’il plusieurs réalités ? À vous de le découvrir !
Connu mondialement pour " Le Monde inverti ", ce talentueux anglais ne se lasse pas de nous surprendre.
 
  
Denoël , ISBN: 2207255778, 455 pages, CHF 44.20

"Le goût de la Croatie"

"Le goût de la croatie"

Collectif

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La Croatie : C’est une côte délicatement découpée plongeant dans une Adriatique transparente parsemée de nombreux îlots. C’est Dubrovnik, trésor historique et architectural et c’est aussi Zagreb encore proche de l’Autriche-Hongrie par sa physionomie.
La Croatie : C’est le rêve à la portée de toutes les bourses, c’est l’évasion garantie à distance raisonnable !
Pour tous ceux qui aimeraient prolonger l’enchantement à leur retour de vacances ou simplement découvrir ce pays à travers les yeux de grands écrivains, existe enfin un recueil de textes, comptant les prestigieuses signatures de Marguerite Yourcenar, Paul Morand, Claudio Magris, Dominique Fernandez, entre autres. 
  

Mercure de France, ISBN: 2715225482, 116 pages, CHF 9.60