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01/05/2008

Gilles Lipovetsky : Le bonheur paradoxal. Gallimard. (377p.)

 

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Prenant ses racines dans les années 60, la passion consumériste orientée vers le bonheur privé n’est pas prête de s’éteindre, au contraire : les turbo-consommateurs d’aujourd’hui, fascinés par la promesse d’expériences affectives, imaginaires et sensorielles laissent le marché encadrer tous les aspects de leur existence… 

Les modernes, affirmait Nietzsche, se plaisent à dire qu’ils ont inventé le bonheur. La sécularisation du monde est allée de concert avec la sacralisation du bonheur ici-bas. Avec l’avènement de la société de consommation, le discours prophétique a été relayé par le sacre du présent hédoniste !

Alors pourquoi la joie de vivre de « l’homo consumericus » ne suit-elle pas la même pente que celle du bien-être matériel ? d’après  Scitovsky, le plaisir de vivre résultant souvent du combat contre l’inconfort, l’installation permanente dans le confort ne peut qu’anémier le plaisir. Mais la déception hypermoderne se déploie avant tout dans la sphère professionnelle et affective.

En effet, la civilisation de l’hypermarchandise à moins créé l’aliénation aux choses qu’elle n’a accentué le désir d’être soi, renvoyant toujours plus l’individu à lui seul, aux affres de ne pouvoir correspondre aux nouvelles exigences relationnelles et existentielles.

          

 

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