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25/09/2005

"La peur de la séparation"

Daniel Bailly : La peur de la séparation. Odile Jacob.

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Particulièrement touché par le cas d’une de ses patientes, l’auteur,  psychothérapeute à Marseille s’est penché sur le trouble appelé « anxiété de séparation ». Chez tous les enfants de 7 à 12 mois, la détresse  liée à la séparation d’avec la mère apparaît progressivement au cours du développement : c’est une conséquence de l’attachement et le signe d’un développement normal sur le plan affectif et cognitif. Vers 18 mois, l’enfant peut maintenir vivante l’image de sa "figure d’attachement" même en l'absence de celle-ci, ce qui favorise l’autonomisation. La peur de la séparation finit par disparaître. Malheureusement, pour 10 à 15% des enfants et adolescents, certains troubles liés à la séparation perdurent et s’accentuent : refus d’aller à l’école, peur de perdre à jamais ses proches, angoisse d’aller au lit. Dans 30 à 65% des cas, un autre trouble anxieux, au moins, est associé à « l’anxiété de séparation » : peurs excessives, forte timidité, obsessions et comportements répétitifs, dépression, hyperactivité avec déficit d’attention, conduites d’opposition et provocation. Les parents s’adressent au médecin pour entendre des mots qui donnent sens à ce qui arrive à leur enfant mais l’origine de « l’anxiété de séparation » peut être multiple : attachement primordial anxieux, tempérament, anticipation négative des évènements, mauvaise adaptabilité au stress, attitudes parentales de surprotection. Les thérapies d’inspiration analytique ou cognitives et comportementales, associées à la prise de médicaments sont proposées par l’auteur en conclusion.
 

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