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25/09/2005

"Notre corps ne ment jamais"

Alice Miller : Notre corps ne ment jamais. Flammarion.

L’auteure, psychanalyste, explore dans son nouvel ouvrage le thème des répercussions sur notre corps des émotions refoulées. La maladie est souvent la conséquence d’un conflit entre ce que nous ressentons réellement pour nos proches et ce que nous voudrions ressentir pour nous conformer à notre morale. L’origine de celle-ci  vient du quatrième commandement biblique : tu honoreras ton père et ta mère ! Mais les fonctions du corps ne réagissent qu’à des émotions vécues, non à des injonctions morales. En première partie, Alice Miller illustre sa thèse d’exemples de grands écrivains : malades chroniques, souvent morts jeunes, autrefois maltraités sans prise de conscience, ayant dépeint dans leurs œuvres des personnages proches de leurs bourreaux familiers (Dostoïevski, Tchekhov et leurs pères sévères ; Woolf et son frère abuseur ; Mishima et une difficile grand-mère ; Rimbaud et une mère glaciale ; Proust et son étouffante maman). En seconde partie, Alice Miller nous propose les cas de traitements réussis : le patient doit pouvoir se détacher de son parent maltraitant et exprimer son indignation devant ce comportement subi : ceci en présence d’un thérapeute tenant le rôle de « témoin lucide » mais jamais celui de gardien de la morale !

Dans certains cas extrêmes, la non reconnaissance par un individu de l’origine de sa souffrance première, peut engendrer un destin de dictateur impitoyable ou celui de tueur en série par un effet de déplacement d’agressivité.

En troisième partie, Alice Miller aborde le problème de l’anorexie exprimé sous la forme du journal fictif d’une patiente : elle met en avant la façon dont  le corps tire un signal d’alarme et avertit la malade de sa vérité.
Un livre court mais essentiel  pour de nombreux lecteurs !
 

 

 

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